De la Rome des papes au Versailles de Louis XIV et de Louis XV, les relations entretenues entre le prince et les arts posent le problème de l’utilisation de toutes les formes de création (la peinture, la sculpture, l’architecture, mais aussi la musique, la danse, l’opéra…) par celui qui prétend incarner l’autorité. Car ces formes de créations multiples, « captées » par le pouvoir, sont aussi un outil politique en vue d’assurer une domination sociale et culturelle.
C’est ainsi qu’il est possible de considérer les arts non seulement comme un objet esthétique mais aussi comme un instrument, et non des moindres, de « fabrication » du pouvoir.
Au travers de multiples exemples de création artistique, à l’aide de nombreuses études précises d’œuvres, chacune replacée dans son contexte politique, nous essaierons de comprendre et d’analyser les rapports complexes qu’a entretenus le prince, c’est-à-dire le pouvoir, avec l’image, le prince avec son image. Une question toujours d’actualité…
Principales thématiques abordées dans ce cycle de conférences :
La Rome de la Contre-Réforme : gouverner c’est faire voir.
Le prince et les arts dans la France des XVe et XVIesiècles : la singularité de la Renaissance au temps des Valois : Blois, Amboise, Chambord, Fontainebleau.
Le prince et les arts dans la France du Grand Siècle : la construction, en images, de la monarchie des Bourbons (Henri IV, Louis XIII, Louis XIV) : du Louvre à Versailles.
Le prince et les arts au Siècle des lumières : l’État absolu face au public.
Après l‘Italie, la saison dernière, Joël Cornette nous invite à revenir en France à la fois au cœur des œuvres, dans leur diversité mais aussi au cœur de l’histoire sociale et politique des arts, à travers le rôle des princes, des mécènes, des collectionneurs et des publics à qui ces œuvres étaient destinées.