La pensée grecque a ouvert au monde toutes les pistes de réflexion. Se tourner vers la Grèce antique, c’est aussi se donner les moyens de réfléchir sur le monde moderne.
Les Grecs ont été les premiers à s’interroger sur la place de l’homme dans ce qu’ils appelaient une « cité » : que signifie être citoyen, quelle douleur représente pour un exilé le fait d’être exclu de sa cité ?
En même temps se développe une réflexion sur la notion d’étranger : en quoi l’étranger est-il différent de nous ? Ces différences qui nous séparent des autres sont-elles séduisantes ou rédhibitoires ? Quels sont les droits et les devoirs des étrangers dans la cité qui les accueille ?
Pour un Grec, le Barbare est celui qui ne parle pas grec : comment en est-on arrivé à la notion moderne de barbarie ?
Ces conférences seront l’occasion de lire des textes splendides, drôles, pathétiques, graves, en compagnie d’Homère, d’Hérodote, d’Aristophane, des Tragiques et de Platon, dont les voix, venues de si loin, sont bouleversantes de modernité.