Nous vous proposons, cette saison, de découvrir les grands mouvements de l’art au siècle dernier. Un retour sur l’histoire souvent nécessaire pour identifier les écoles, les filiations, dont peuvent se réclamer de jeunes artistes actuels.
Le Pop Art : il existe deux Pop Art : l’un est né en 1956 en Angleterre avec Richard Hamilton ; l’autre se développe aux États-Unis à la toute fin des années 1950, en réaction à l’Expressionnisme abstrait. Dans les deux cas, les artistes s’intéressent au rôle des médias dans la construction de notre monde. Principales figures de ce mouvement : Roy Lichtenstein, Andy Warhol, Tom Wesselmann, James Rosenquist et Claes Oldenburg.
Le Nouveau Réalisme : « La finalité essentielle de la démarche appropriative du Nouveau Réalisme : le recyclage poétique du réel urbain, industriel, publicitaire. », écrit Pierre Restany. Nous retiendrons particulièrement les accumulations d’Arman, les compressions de César, les empaquetages de Christo & Jeanne-Claude, les IKB d’Yves Klein, les tableaux pièges de Spoerri, les tirs à la carabine de Niki de Saint Phalle et les machines de Jean Tinguely.
Le Minimalisme : « Minimal art » est employé pour la première fois par Richard Wollheim en 1965. Les Minimalistes s’intéressent à la perception des œuvres dans l’espace qui les environnent. Ils sont les premiers à poser la question de la réaction du corps du spectateur face aux œuvres. Nous étudierons notamment les peintures de Frank Stella, les néons de Dan Flavin, les sculptures de Donald Judd et Carl André.
L’Art conceptuel : pour les artistes de cette tendance héritière des remises en cause de Marcel Duchamp, l’idée (le concept) prime sur l’objet au point que la réalisation de l’œuvre n’est pas nécessaire. Nous analyserons des propositions de Sol LeWitt, Joseph Kosuth, Robert Morris, Lawrence Weiner et du groupe Art & Language.
Le Land Art : la nature devient la surface d’inscription du travail de certains artistes aux alentours de 1968. Si le Land Art partage quelques idées avec l’Art conceptuel, il s’en démarque par la matérialité prononcée et, parfois, le gigantisme des œuvres. Nous examinerons Le Champ des éclairs de Walter De Maria, les dépressions de Michael Heizer, la Spiral Jetty de Robert Smithson, les Tunnels de soleil de Nancy Holt, les marches de Richard Long et les arrangements d’Andy Goldsworthy puis de Nils Udo.
La Figuration libre américaine : le début des années 80 voit le déclin de l’Art conceptuel et le retour de la peinture. La Figuration libre se nourrit des contre-cultures urbaines (rap, bande dessinée, graffitis, etc.). Cette conférence sera centrée sur deux artistes américains : Keith Haring et Jean-Michel Basquiat.
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