De la Florence des Médicis au Versailles de Louis XIV, les relations entretenues entre le prince et les arts posent le problème de l’utilisation, par celui qui prétend incarner l’autorité, de toutes les formes de création : peinture, gravure, sculpture, architecture, musique, danse, opéra… Ces formes de créations multiples, « captées » par le pouvoir, ne seront pas seulement considérées ici comme des objets esthétiques, mais aussi comme des instruments, et non des moindres, de « fabrication » du pouvoir, composant des rapports de force et de souveraineté, entre séduction et intimidation. Nous essaierons de comprendre et d’analyser les rapports complexes qu’a entretenus le prince - c’est-à-dire le pouvoir- avec l’image ; le prince avec « son » image. Une question toujours d’actualité…
Introduction/problématique : le prince, les arts, le public
De Florence à Chambord en passant par la Rome de la Contre Réforme : le prince et les arts dans l’Italie et la France du Quattrocento et de la Renaissance
Le Louvre, Fontainebleau, Versailles et autres lieux : le prince et les arts dans la France du Grand Siècle
Ce nouveau cycle de Joël Cornette nous placera à la fois au cœur des œuvres, dans leur diversité, (peinture, gravure, sculpture, architecture, monnaies et médailles…) mais aussi au cœur de l’histoire sociale et politique des arts, à travers le rôle des princes, des mécènes, des collectionneurs et des publics à qui ces œuvres étaient destinées.